Déclaration CGT réunion CSE du 29 juin 2026

05/07/2026

Déclaration CGT en réunion de CSE ordinaire du 29 juin 2026

Cette réunion de CSE s’ouvre dans un contexte où les salariés constatent une dégradation continue de leurs conditions de travail, sans réponse à la hauteur des enjeux. Depuis plusieurs semaines, les faits s’accumulent : chaleur extrême dans les ateliers, climatisations hors service, absence d’eau fraîche, fontaines saturées, réfectoires touchés par la présence de rats, équipements défaillants. Ces situations ne sont ni nouvelles ni exceptionnelles. Elles sont connues, documentées, et pourtant elles perdurent. Elles ont même franchi un seuil inacceptable : un salarié a été victime d’un malaise cardiaque, en pleine montée des températures, sur un poste où le quart d’heure de pause avait été refusé. À cela s’ajoutent des décisions incompréhensibles : une alerte incendie déclenchée en plein pic de chaleur, exposant inutilement les salariés au soleil, un contrôle policier massif dans l’usine, alors même que les chiens ont dû être mis au repos à cause de la chaleur, tandis que les salariés continuaient à travailler dans des conditions étouffantes. Plus grave encore : des rats ont été observés directement sur des fontaines d’eau utilisées par les salariés. Ce seul fait rend ces installations impropres à la consommation. Tant que les nuisibles ne sont pas éliminés et que les points d’eau ne sont pas sécurisés, aucun salarié ne doit être exposé à ce risque sanitaire. L’accès aux fontaines doit être interdit et des bouteilles d’eau doivent être fournies immédiatement à l’ensemble du personnel. La canicule était annoncée depuis plusieurs jours. Les risques étaient connus. Les conséquences étaient prévisibles. Pourtant, aucune mesure immédiate n’a été prise. Ce manque d’anticipation, répété et profond, met en lumière une réalité : la prévention n’est pas organisée, elle n’est pas pilotée, elle n’est pas priorisée. Nous rappelons que l’article L4121-1 du Code du travail impose à l’employeur de garantir la santé et la sécurité des salariés. Cette obligation n’est pas négociable. Elle ne dépend ni des contraintes de production, ni des arbitrages budgétaires, ni des circonstances. Attendre les sollicitations des élus avant de protéger les salariés ne peut pas être une méthode de management. Ce qui exaspère aujourd'hui les salariés, ce n'est pas seulement l'existence de ces problèmes, mais la lenteur avec laquelle ils sont traités et le manque d'anticipation de la Direction. Aujourd’hui, les salariés attendent une Direction qui assume pleinement ses responsabilités, qui protège réellement, qui anticipe au lieu de réagir tardivement. Nous exigeons que cette façon de fonctionner évolue immédiatement, car la prévention ne peut pas être une réaction : elle doit être une priorité.