Archives de catégorie : CE

Toute l’information relative au réunion du comité d’établissement de Dunlop Montluçon

Compte rendu de la réunion de CE du 1 juin 2017

Résultat de recherche d'images pour "baisse des ventes"

Marche de l’usine

Mai 2017 

Production : 4200 pneus en plus par rapport au ticket

La prime de performance est de 109€

Qualité : 5.1%.  Mauvaise performance à cause dégradation sur partie traitement et à cause de problème de décalandrage

La prime n’a pas été calculée à cet instant.

Juin 2017

CAM : 1950 pneus/jours en semaine, 1880 en ES

MOTO : 2200 pneus/jours en semaine, 2140 en ES

Total pneus par jours : 4150 en CAM et 4020 en MOTO

Mélange : 1000 tonnes de prévus pour l’extérieur.

 

Stock européen en mai

Camionnette : 159 600 pneus

MOTO X et RADIAL : 190 400 pneus

La direction explique que le stock MOTO ne baisse pas. Les ventes ne sont pas conformes au plan.

 

Résultat GDTF

Avril 2017

Les ventes de pneus tourisme ont été très faible d’où un Chiffre d’affaire de 13,4 millions d’euro en baisse par rapport à l’an dernier (21.7 millions d’euros)

Total des ventes sur le mois d’avril (Poids lourds, tourisme, génie civil, etc.) :

Chiffre d’affaire 20.4 millions d’euros sur le mois d’avril (30,6€ sur le mois d’avril 2017)

Mauvais résultats selon la direction.

Les causes : effet de l’harmonisation des prix en Europe (prix pratiqués sur l’ensemble des pays européen sont les mêmes maintenant et à cause de l’impact de l’augmentation des tarifs (8%)

Cumul résultat des 4 premiers mois

Chiffre d’affaire : 94.8 millions d’euros (116.5 millions d’euros en 2016)

 

Effectif de l’entreprise

Il y a au 28 mai 2017, 129 intérimaires dans l’usine dont 12 en cdi ADECCO

Répartition :

  • 20 au mélange
  • 32 en préparation
  • 4 en maintenance BTA
  • 49 en confection
  • 19 en vkvf
  • 2 en maintenance BTB
  • 2 au service QTUM
  • 1 au service EHS

 

Contrat d’alternance :

2 contrat d’apprentissage et 2 contrat de professionnalisation

 

Contrat à durée déterminée : 11 au service compétions

Embauche :

Il y a eu 3 embauches en CDI sur le mois de mai

Il y aura 2 embauche en CDI sur juin

 

Organisation des équipes pour le lundi de pentecôte

Le matin est travaillé par les ES

Sur le poste du soir,

  • Pas d’équipe sur le secteur mélange
  • 14 personnes sont prévues en préparation pour augmenter les stocks de composants.
  • 12 personnes sont prévues en camionnette (8 selon les horaires 13hà 21h, 4 de 13h à 18h)
  • 6 personnes sont prévues en moto (4 selon les horaires 13hà 21h, 2 de 13h à 18h)
  • Quelques personnes en cuisson
  • 3 personnes de prévues en maintenance
  • Pour l’encadrement, agents de maîtrise et moniteurs.

 

Organisation de la maintenance

La direction a présenté l’organigramme de la nouvelle organisation de la maintenance.

Un leader maintenance sera rattaché au chef de chef (WSM)

Il y aura donc 4 agents de maintenance et 2 régleurs par équipe. Parmi ces 6 personnes, il y en aura un leader.

C’est Le chef de chef qui aura la charge d’accepter ou de refuser les congés à ces personnes.

Chaque process team va avoir un patron de maintenance.

Secteur vérification

Grâce à l’intervention et à la persévérance de la  CGT, La direction enfin décidée de rajouter 2 personnes en plus (1 en semaine et 1 en ES)

Analyse de la CGT : une avancée certes mais pas encore suffisante. La CGT revendique une personne supplémentaire par équipe.

 

Organisation semaine 31, 32 et 33

  • En 2×8 en préparation et confection
  • En 3×8 au mélange et en cuisson.

Augmentation à caractère individuel des collaborateurs et opérateurs de maintenance

Sur 18 collaborateurs, 9 ont eu une augmentation à caractère individuelle.

En ce qui concerne les opérateurs maintenance, la CGT a interpellé la direction sur le fait qu’il n’y a pas eu d’augmentation à caractère individuelle cette année pour cette population. La direction donnera sa réponse le mois prochain

Souscription collective d’une assurance annulation voyage

Le comité d’établissement a décidé de souscrire à une assurance annulation voyage collective.

Résolution adoptée à l’unanimité

Participation

La CGT, en réunion, a fait une déclaration sur la négociation d’une « Participation aux bénéfices »

Une fois encore la société Goodyear préserve ses intérêts à court terme.

La formule dérogatoire est construite de manière à minimiser à quelques dizaines d’euros, les bonnes années, les chances d’obtenir une prime de participation.

La répartition de la prime proportionnelle aux salaires démontre à ceux qui en doutent encore, le mépris de la classe de nos dirigeants.

La CGT, avec les salariés, avec l’appui de l’expert se mobilise sur cette question et continuera à le faire.

Une nouvelle fois, comme à chaque fois, il nous faudra arracher ce droit, le conquérir. Dans quelques semaines les salariés vont donc devoir se mobiliser sur cette question.

La CGT a longtemps prévenu sur la question. La fin de non-recevoir des dirigeants de GOODYEAR est inacceptable bien que très prévisible.

La CGT a remis ce jour la pétition que les salariés de Montluçon ont signé très majoritairement.

Barbecue

La direction va organiser des barbecues dans le mois de juillet sur chaque équipe.

Participation aux bénéfices

La dernière réunion de négociation s’est tenue ce lundi 29 mai 2017. La direction bloque sur la formule dérogatoire qu’elle limite au minimum en la réduisant à 1/3.
En conséquence, l’accord « PARTICIPATION AUX BÉNÉFICES s’il restait en l’état n’aurait qu’une portée symbolique de quelques dizaines d’euros les « bonnes années ».
Comble du mépris, la classe dirigeante n’entend pas partager égalitairement la réserve de participation, mais proportionnellement aux salaires.
Enfin, nos dirigeants souhaitent nous éduquer à l’épargne en refusant le déblocage anticipé des sommes dues au titre de la participation.
Vous trouverez ci-dessous les réponses qui ont été faite par la direction à nos revendications.

A nous de démontrer notre détermination

Malheureusement la direction ne nous surprend pas ! Une fois encore, elle affiche son mépris des salariés.

Sans salariés, pas de pneus et sans pneu pas de bénéfices

Dans les prochains jours, nous allons devoir nous mobiliser pour faire avancer cette question
DÉTERMINONS ENSEMBLE L’ACTION A METTRE EN OEUVRE.

Compte rendu de la réunion de CE du 5 mai 2017

Cube - NewsMarche de l’usine

En avril 2017, l’usine de Montluçon a produit 118 850 pneus.

La prime de production qui sera versée sur la paie de mai sera de 65€.

Au niveau qualité, le taux de rebuts est de 4.65%. Un record selon la direction.

La prime de qualité est de 43.5€.

Soit un total de 108.5€.

Selon la direction, la panne informatique, qui est intervenue le dernier week-end d’avril, a été neutralisée pour le calcul de la prime.

Activité mélange : 1146 tonnes ont été livré à l’extérieur au mois d’avril.

Prévision production sur mai 2017

Camionnette : 1950 pneus/jour en semaine   1880 en week-end

Moto : 2200 pneus /jours en semaine 2140 en week-end

Mélange : 1279 tonnes pour l’extérieur.

Stock européen

Camionnette 133 800 pneus en stock

Moto X et radial : 175 900 pneus en stock

Effectif de l’entreprise

Il y a 128 intérimaires dans l’usine au 30 avril 2017

  • 21 au mélange
  • 32 en préparation
  • 49 en confection
  • 4 en maintenance BTA
  • 17 en vkvf
  • 2 en maintenance BTB
  • 1 au QTUM
  • 1 au service EHS
  • 1 au service RH

Parmi l’effectif intérimaire, 12 sont en cdi ADECCO

Il y a 9 contrats à durée déterminée (CDD) au service compétition.

Il y a 5 contrats d’alternance.

Il y a 3 stagiaires.

Il y a eu 5 embauches en avril (2 en vérification, 1 en vulcanisation, 1 en confection et une infirmière)

La direction continuera d’embaucher 2 personnes par mois. La direction n’a pas précisé les secteurs.

Pont de l’ascension (du 25 mai au 28 mai 2017)

Le vendredi 26 mai 2017 sera travaillé sur 2 équipes dans tous les secteurs.

Une exception, le secteur mélange tournera sur une équipe.

Sur le manque de personnel en VKVF et palettisation

Pour la CGT, il y a urgence d’affecter à ce secteur plus de personnel pour garantir la santé physique et morale des salariés.

Depuis plusieurs mois, la CGT alerte la direction, d’un manque d’effecti.

La direction répond qu’il y a une analyse et qu’elle est en cours.

La direction a mobilisé des intérimaires qui étaient en formation sur le secteur mélange, pour renforcer le secteur VKVF et palettisation.

Congés payés

D’après la direction une grande partie des congés payés a été acceptée selon les souhaits des salariés.

La direction précise qu’elle aurait trouvé des solutions pour les refus

Retour ES en semaine sur période estivale

Grace à l’action de la CGT auprès de l’inspecteur du travail, la direction appliquera le code 17 à l’équipe 8 et l’équipe K.

C’est-à-dire que les salariés ne travailleront pas le lundi matin pour un retour en semaine le mardi.

Ancienneté intérimaire sur accords statuts social et Prévoyance

Conformément à l’accord statuts social, Il fallait avoir un an d’ancienneté en tant que CDI goodyear pour obtenir des garanties, en cas de maladie ou d’accident (Garantie de rémunération, carences maladie, etc…)

Idem pour déterminer la carence pour la prévoyance.

Dorénavant, grâce à l’intervention de la CGT, si vous êtes embauché en CDI GOODYEAR, la période intérimaire est prise en considération pour calculer  l’année d’ancienneté requise à l’ouverture des droits.

Désignations membre du CCE (comité central d’entreprise)

Félicitation à nos camarades David GUILLAUME ET Jean-Michel GOUNOT élu tous les 2 titulaires en CCE au sein du premier collège, ainsi qu’à notre camarade Martinho MOTA élu suppléant.

Avis CCE

 

 

 

delegation

Voici les avis qui résume bien le contenu de la réunion de CCE

 

 

 

Dans le cadre de la consultation sur la situation économique et financière de notre société, le CCE émet l’avis suivant :

  • Le groupe Goodyear affiche des performances économiques records et ses perspectives pour les prochaines années apparaissent très favorables. Son excellente situation économique et financière lui permet d’ailleurs de s’engager auprès des actionnaires sur une forte progression de leurs rémunérations jusqu’à 2020.
  • Les performances de Goodyear en France sont également remarquables, avec une marge opérationnelle multipliée par 4 en 3 ans, traduisant principalement les gains de productivité du travail et les mesures d’économies liées notamment aux suppressions de postes. Pourtant, la forte progression des profits ne s’est pas traduite par une rétribution équitable en termes de partage des bénéfices pour les salariés français, compte tenu de l’absence d’accord d’intéressement et d’un seuil de déclenchement de la participation inatteignable en l’état. En effet, la construction des résultats du groupe en Europe, visant un objectif d’optimisation fiscale, implique des flux entre sociétés sur la base de prix de transfert qui pénalisent manifestement les résultats enregistrés dans les comptes statutaires de GDTF. En effet, le niveau de profitabilité apparait près de 4 fois inférieur à celui comptabilisé sur le reporting Goodyear en France. Ce mécanisme de prix de transfert est notamment justifié par une prétendue absence de risque au niveau de notre société. Or, notre société a supporté près de la moitié des coûts de fermeture du site d’Amiens Nord, ce qui contredit cet argument. Cette situation lèse les salariés et nécessite de mettre en œuvre des mesures correctives, comme la mise en place d’un accord d’intéressement.
  • Les performances économiques et l’emploi de Goodyear en France dépendent notamment des choix d’affectation de production du groupe :
    1. Concernant l’activité Rechapé :
      1. Dans un contexte de marché en baisse, Riom est particulièrement impacté sur une longue période par les arbitrages du groupe qui entraînent le site dans une inquiétante spirale négative. Pour exemple, la réduction des volumes en 2016 affectés à Riom (dans un contexte où ceux de Wittlich poursuivent leur progression) devrait conduire à une dégradation du coût de transformation alors même que les indicateurs de productivité et de qualité sont en nette progression.
      2. Les créations de postes de fonctions support sur les dernières années tendent à alourdir le coût de transformation. Nous estimons que des synergies pourraient être recherchées via la mutualisation de certaines fonctions entre sites (Montluçon, Siège, Riom, Amiens Sud).
  • Le site de Riom nécessite un véritable plan de développement à moyen-terme axé sur
    1. Des développements commerciaux dans les pays d’Europe du Sud
    2. Des actions de lobbying au niveau de l’Union Européenne pour promouvoir les avantages des pneus rechapés par rapport aux pneus low cost à usage unique provenant d’Asie en termes de développement durable
  1. Concernant l’activité Moto, une clarification des projets d’internalisation de production sous-traitées est nécessaire (moto cross, Harley Davidson, scooter…). Le rapatriement de volumes significatifs est indispensable pour permettre à Montluçon d’assoir son statut d’usine de référence sur l’activité Moto et de pérenniser le site. Au-delà des annonces, nous demandons un passage à des projets opérationnels, concrets et chiffrés.
  2. Concernant l’activité Camionnette :
    1. Les arbitrages sur les derniers transferts de production renforcent largement Adapazari face à Montluçon et Fulda principalement. Afin d’enrayer le déclin des volumes, nous considérons que des investissements sur des machines de confection de pneus de diamètres supérieurs sont indispensables pour que le site de Montluçon puisse s’adapter aux segments de marché les plus dynamiques et à forte valeur ajoutée. A défaut, la poursuite de l’érosion des volumes Camionnette aurait mécaniquement des incidences sur le coût de transformation (moto et camionnette) compte tenu de l’absorption d’une partie significative des coûts fixes de l’usine.
    2. Nous estimons que la pérennité de l’activité Camionnette nécessite également un renforcement du développement de nouveaux produits/process Camionnette à Montluçon.
  3. Concernant les fonctions support, l’effectif du siège a été lourdement impacté ces dernières années par l’arrêt de l’activité Agricole et par certaines mesures d’économies, avec une perte d’un tiers des collaborateurs en 5 ans, ce qui génère inévitablement une dégradation des conditions de travail. D’autre part, la baisse des moyens affectés au marketing/commercial apparaît inquiétante dans un contexte d’intensification de la concurrence. Ces arbitrages privilégiant une progression du profit à court-terme sont néfastes pour les positions commerciales de Goodyear dans la durée, et plus largement en termes d’emploi en France.

Ces aspects devront être approfondis dans le cadre des orientations stratégiques sur la base des prévisions à moyen terme, ce qui donnera l’occasion au CCE de formuler des propositions allant dans le sens de la pérennité et du développement des usines et de l’emploi en France.

 

2ème AVIS

 

Dans le cadre de la consultation sur la politique sociale et des conditions de travail, le CCE émet l’avis suivant :

  • Concernant les usines, nous constatons un renforcement significatif de la catégorie Cadres/collaborateurs qui atteint désormais 25% sur Montluçon (contre 20% 2 ans auparavant) et même 43% sur Riom (nombre de cadres multiplié par 2 en 5 ans), ce qui apparaît clairement disproportionné pour un site de production. Au lieu d’améliorer la compétitivité des sites, cette dérive organisationnelle alourdit les coûts de transformation des sites et ne résout pas forcément les problèmes opérationnels.
  • Concernant plus particulièrement le site de Montluçon, nous déplorons la forte baisse de l’effectif Opérateurs (-36 salariés en 2 ans) dans un contexte de forte hausse du recours à l’intérim (+89 salariés en moyenne en 2 ans), ce qui interroge sur la politique d’embauche d’opérateurs. De plus, le niveau élevé d’intérim implique inévitablement une perte d’efficience compte tenu de la rotation des personnes, de la multiplication des temps de formation, voire d’un manque d’implication. Le fonctionnement des opérateurs en sous-effectif implique des réaffectations de tâches permanentes, des heures supplémentaires coûteuses, une dérive sur la polyvalence et plus généralement une usure de nombreux salariés.
  • Le siège a perdu 84 postes en 5 ans, essentiellement sur la catégorie Collaborateurs, ce qui apparaît comme une véritable restructuration sans qu’il n’y ait eu de mesures collectives d’accompagnement des départs (ces départs ont cependant fait l’objet d’accompagnement individuel). Cette évolution interroge sur les conséquences en termes de conditions de travail, de charges de travail et de qualité de service.
  • Le bilan à date de la fermeture du site d’Amiens Nord apparaît désastreux : près de 60% des salariés à l’effectif au début de la mise en œuvre du PSE restent dans des conditions difficiles et précaires, tandis que seuls 13% des salariés inscrits au congé de reclassement ont un CDI. Au-delà de l’affichage de responsabilité sociale du groupe, ce constat montre les conséquences concrètes de la stratégie du groupe priorisant à tout prix la profitabilité à court-terme.