Lundi 3 mars 2008
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17:46
Information sur le projet de 4X8 des 2 sites d’Amiens.
La direction a profité de l’annonce des 478 suppressions d’emplois pour relancer les « négociations d’organisation 4X8 sur les 2 sites d’Amiens ».
Prête à tout, la direction opère un chantage au nombre de suppressions de postes. Goodyear serait menacé de 305 suppressions de postes alors que Dunlop en subirait 173.
Que veulent obtenir les dirigeants Amiénois ?
Difficile à dire, le projet de 4X8 qu’il propose n’est pas légal. Basé sur une durée hebdomadaire de 35 heures, celui-ci est hors la loi. En effet, une organisation de type continu ne peut
dépasser 33,36 heures par semaine.
Les rotations ne sont pas définies, plusieurs cas sont possibles. Peu importe pour nos patrons, puisque ce n’est pas eux qui auront à les
subir !
Qui dit négociation, dit compensation ?
Ä Pas chez Goodyear-Dunlop-Tires-France!
Des primes uniques allant de 2325 €uro net à 3875 €uro net en passant par des compléments différentiels de 100 à 190 €uro brut par mois.
Qu’en est-il vraiment ?
Il s’agit d’une série de mesure salariale destinée à palier la perte de salaire engendrée par ce type d’organisation.
En effet, suivant l’usine et le type d’organisation auquel est rattaché un salarié, celui-ci est rémunéré à hauteur de 169 heures pour un 3X8 ou 181 heures pour un ES avec des variations si l’on
est salarié de Dunlop ou de Goodyear.
Le système 4X8, illégal, que propose la direction aux Amiénois est de 152,25 heures mensuelles.
Les primes complémentaires ne sont que des opérations visant à maintenir le salaire du personnel.
Le vrai visage du 4X8 !
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Une vie de famille dissolue
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Une vie sociale impossible
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Un droit à congés restreint
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Une perte de rémunération
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La perte de son emploi à court ou moyen terme.
En effet, avec ce type d’organisation, qui pourra tenir dans le temps avec les cadences de plus en plus élevées que le patronat impose aux salariés ? Il est certain que le travail continu
est dangereux pour la santé des salariés.
La Cgt de Dunlop Montluçon pose la question suivante :
Si il est légitime pour les salariés de Montluçon de s’intéresser à ce qui se passe dans les usines d’Amiens, quel est en revanche,
l’intérêt de nos dirigeants de
colporter des informations partielles ou inexactes, de soumettre des mails douteux et de lancer rumeurs après rumeurs ?